Les additifs alimentaires

En Belgique, on estime que 4 à 5 % des enfants présentent une allergie alimentaire.
Dermatite atopiques et eczémas représentent souvent les premiers signes d’une allergie.
Plus de 500 additifs sont autorisés (sur 3500 ?), bon nombre sont considérés comme néfastes pour la santé, pas facile de faire la différence entre ceux que l’on peut consommer en toute sécurité et ceux que l’on devrait éviter.
Pire encore, les arômes artificiels, pour lesquels il n’y a pas de réels contrôles scientifiques et sanitaires, n’étant pas encadrés par une législation précise; à l’instar des additifs, sont capables d’entraîner une véritable psycho-dépendance et pourraient présenter une piste intéressante dans la lutte contre l’obésité. Encore faut il pouvoir les dépister, ce qui n’est pas une mince affaire. Les industries agro-alimentaires redoublent de stratégies afin de nous faire consommer toujours plus.

ORIGINE
Les additifs sont soit dérivés de la houille ou du pétrole, soit extraits de tissus animaux, d’algues ou de végétaux. D’autres encore sont synthétisés par des micro-organismes, comme ceux qui transforment les sucres du chou en acide lactique, lors de la préparation de la choucroute.

QUE SONT LES ADDITIFS ALIMENTAIRES ET POURQUOI SONT ILS NECESSAIRES ?
Un additif alimentaire est défini comme “n’importe” quelle substance habituellement non consommée comme un aliment en soi et non employée comme un ingrédient caractéristique de l’aliment, qu’il ait une valeur nutritionnelle ou non, dont l’addition intentionnelle à l’aliment pour un but technologique dans la fabrication, le traitement, la préparation, l’emballage, le transport ou le stockage devient, ou peut s’attendre raisonnablement à devenir, lui ou un de ses dérivés, directement ou indirectement un
composant de cet aliment (directive 89/107/EEC).
Les consommateurs sont de plus en plus exigeants. Plus de variété, de choix et de facilité d’utilisation. Les additifs remplissent une variété de fonctions. C’est vrai que les aliments sont soumis à beaucoup de conditions environnementales, tels que les changements de température, l’oxydation et l’exposition bactérienne, qui peuvent modifier leur composition originale.

COMMENT LA SECURITE DES ADDITIFS ALIMENTAIRES EST-ELLE EVALUEE EN EUROPE ?
Les évaluations reposent sur l’examen de toutes les données toxicologiques disponibles, incluant des observations chez l’homme et surtout dans les modèles animaux. A partir de ces données, une dose maximale n’ayant aucun effet toxique démontrable est déterminée. C’est la dose “sans effet” (DSE), utilisée pour calculer la dose “journalière admissible” (DJA) pour chaque additif alimentaire.

La réglementation
La législation communautaire est basée sur le principe que seuls les additifs alimentaires autorisés peuvent être utilisés. En outre la plupart des additifs ne peuvent être utilisés
qu’en quantités définies selon les denrées alimentaires. Par contre si aucune limite n’est prévue pour l’utilisation d’un additif alimentaire, la législation se repose sur l’utilisateur qu’il incorpore aux préparations alimentaires en recommandant qu’il n’en soit fait un usage juste suffisant pour réaliser l’effet technologique désiré. Avant leur autorisation, les additifs alimentaires sont évalués par le comité scientifique de l’alimentation humaine, qui en rend compte à la commission européenne.

Les additifs alimentaires ne peuvent être autorisés que si :
1. Il y a une nécessité technologique à les utiliser
2. Ils n’induisent pas le consommateur en erreur
3. Ils ne présentent aucun risque pour la santé du consommateur.
Mais en pratique, il s’avère que les DES pour chaque additif sont définis sur des expérimentations animales. A partir de là, la dose journalière admissible (DJA) est divisée par 100 pour l’homme. Par ailleurs, une dose létale 50 doit être déterminée, il s’agit de la quantité toxique entraînant la mort chez 50% des animaux de laboratoires testés.
Mais les réactions chez l’homme sont différentes et la notion de dose toxique reste bien floue car ne sont pas pris en compte, ou insuffisamment, les effets d’exposition prolongée aux additifs à de faibles doses lui pourraient se révéler toxique à la longue(micro intoxication étalée dans le temps) et au delà de l’apparition de nombreux cancers, de très nombreux troubles ou maladies pouvant être engendrées par des produits chimiques comme des défaillances immunitaires, des stérilités, des altérations rénales, du foie etc….ou le cerveau.
Cette vulnérabilité aux additifs est variable d’une personne à l’autre, ne serait ce qu’en fonction de l’âge et de facteurs génétiques. Il est regrettable que cette dimension soit insuffisante, voire pas prise en compte.
Qui peut dire ce qu’il advient lors de la répétition d’exposition aux nombreux additifs, de leur bio-accumulation ?

Quant aux trois points précédents, on pourrait argumenter que la nécessité technologique laisse souvent sa place à l’intérêt commercial et/ou économique.
Le consommateur n’étant que rarement apte à décoder la signification des différents additifs, leur mention dans la liste des ingrédients est insuffisante pour estimer qu’il les consomme en connaissance de cause.
Et enfin depuis plusieurs années, différentes études ont mis en avant les problèmes que peuvent causer certains additifs alimentaires.

DIVERSITE

Il existe une grande variété d’additifs alimentaires, classés, selon leur mode d’action, en25 familles, par les directives de la communauté européenne. Parmi celles-ci, on distingue :
– les colorants qui peuvent être naturels ou de synthèse. Ils modifient le goût, l’odeur, la couleur, la texture de l’aliment en fonction des attentes du consommateur.
– les conservateurs qui inhibent le développement des micro-organismes pathogènes et/ou réduisent la quantité d’eau disponible pour leur développement;

– les antioxydants ou antioxygènes qui empêchent la formation de radicaux libres d’oxygène et ralentissent les réactions d’oxydation à l’origine du rancissement ou du brunissement des fruits et légumes. Certaines de ces molécules existent à l’état naturel, comme la vitamine C contenue dans les fruits ou la vitamine E présente dans les huiles;

– les émulsifiants, les gélifiants et les stabilisants : les deux premiers augmentent la viscosité de la préparation; les stabilisants comme les polyphosphates sont utilisés en charcuterie.

D’autres additifs, utilisés à des fins diététiques, renforcent les qualités organoleptiques des aliments ;

– les arômes artificiels utilisés en raison du coût élevé des arômes naturels. Ce sont des molécules produites par synthèse, soit identiques à celle des arômes naturels, soit nouvelles comme ‘éthyl-vanilline;
– les édulcorants, substances à fort pouvoir sucrant. On en distingue deux grandes
catégories :

– les édulcorants massiques ou polyols qui sont obtenus par hydrogénation à partir de sucres simples, largement utilisés dans la fabrication de produits sucrés comme les bonbons, crèmes glacées et chocolat
– les édulcorants intenses naturels ou de synthèse
– les exhausteurs de goût, accroissent l’intensité de la perception olfacto-gustative comme le monoglutamate de sodium (MSG)
– les renforçateurs de goût sucré comme le sorbitol et le glycerol;
– les acidulants comme les acides citriques et gluconique.

RISQUES POUR LA SANTE

4 groupes d’additifs alimentaires dangereux pour notre santé
Ils sont présents dans une multitude d’aliments, principalement les aliments transformés, industrialisés, mais également dans les viandes, les crustacés, les boissons et même dans les produits diététiques… Il faut apprendre à lire les étiquettes, et ce n’est pas toujours simple. Règle générale : plus l’étiquette est longue, plus on a de la chance de trouver des “indésirables”.

Voici les plus dangereux qu’il faut absolument éviter :

1) les anti-oxydation et conservation
Les benzoates (de sodium, de potassium, de calcium, acide benzoique et autres). Ils se retrouvent dans certains aliments transformés et certaines boissons. On les utilise pour augmenter le temps de préservation.
Risques : des réactions allergiques; ils nuiraient à la croissance de très jeunes enfants.

Les BHT et BHA (butylydroxytoluène et butylhydroxyanisol), utilisés pour empêcher l’oxydation des huiles et matières grasses. Ils se retrouvent dans des produits tels que les huiles, graisses, croustilles, céréales, beignets, pâtisseries, certaines poudres à boissons, base de bouillons, fruits séchés, etc.
Risques: allergies, hyperactivité chez les enfants, perturbation endocrinienne, cancer.

Les nitrites et nitrates de sodium : ils sont principalement utilisés dans la conservation des viandes transformées (toutes les charcuteries).
Risques: le nitrite de sodium peut entraîner la formation de nitrosamines, substances cancérigènes. Cette réaction se produit surtout dans le bacon. Optez pour les produits de bacon renfermant de l’acide ascorbique ou de l’acide érythorbique, ces deux additifs
contribuent à inhiber cette réaction potentiellement dangereuse.

Sulfites. Ils se retrouvent dans certains médicaments, le vin, cidres, bières, mélasse, jus de fruits surgelés, etc …
Risques : réactions allergiques, maux de tête, avitaminose, nausées, problèmes gastro intestinaux.

Le gallate de propyle. Egalement pour protéger les aliments de l’oxydation et du rancissement des gras.
Risques : allergies, hyperactivité chez l’enfant, perturbation endocrinienne, cancer.

2) Les édulcorants artificiels

Acésulfame K : Unédulcorant artificiel. On le retrouve dans les desserts, les boissons gazeuses diététiques, certains cafés et thés instantanés, la gomme à mâcher et autres produits présentés comme faible en calories.

L’aspartame : est un puissant neurotoxique, (qui change le niveau de la dopamine) dont l’approbation pour l’alimentation humaine s’est faite malgré des études montrant sa toxicité (il y aurait actuellement plus de 10000 plaintes aux USA à son sujet). Alors si vous consommez ce neurotoxique, que l’on retrouve surtout dans les produits “light”, Coke et Pepsi diététique, les boissons artificielles, les friandises, comme agent sucrant dans les vitamines et autres suppléments alimentaires, et que vous souffrez de crampes, de vertiges, de maux de têtes, … vous êtes peut-être victime de ce dévastateur de neurones !
En plus, les édulcorants, au lieu d’aider à contrôler le poids font grossir.
– ils renforcent l’appétit pour le sucre
– le contrôle de la faim est perturbé !
– plus de gras à la place de sucre
– troubles indirects de la sécrétion d’insuline. Toute prise alimentaire provoque un certain degré de sécrétion d’insuline pour métaboliser les sucres. Mais s’ils sont remplacés, l’insuline ne sert à rien, fonctionne dans le vide et provoque des fringales avec pulsions alimentaire et augmentation des apports caloriques.
Pourquoi ? Les édulcorants coûtent moins cher que le sucre aux industriels. Par ailleurs,
la notion ”sans sucre” est considérée comme valorisant le produit sur le plan marketing tout comme la notion 0% de sucre. Le terme “light” est lui-même actuellement moins employé car beaucoup de gens savent que cela indique la présence d’édulcorant. Le marketing propose d’autres termes tels que “zéro”.
Risques : cancer (il se décompose en substances cancérigènes, le formaldéhyde et l’acide formique).

3) Modificateurs de goût
Glutamate mono sodique. Il rehausse le goût et est un des favoris des plats chinois. On le retrouve dans une variété d’aliments : potages, viandes, fruits de mer, volailles, vinaigrettes, légumes préparés, etc.
Risques : asthme et allergies, migraines, nausées.

4) Colorants
La liste est très longue. Les plus dangereux sont de couleur rouge : l’amarante,
érythrosine, cochenille A; de couleur jaune: la tartrazine, chrysoine S.
Risques : principalement des réactions allergiques, cancers, urticaire, migraines, très
dangereux pour les enfants.

CONCLUSION
Notre alimentation s’est davantage transformée ces 40 dernières années qu’en 20 siècles, et ce à cause de l’ajout d’une quantité hallucinante de composés chimiques : arômes, colorants, conservateurs émulsifiants, etc. Cette situation a profondément transformé notre perception des aliments.

Les arômes qui ont envahi nos assiettes ne sont pas seulement dangereux pour notre santé mais aussi omniprésents et cela dès notre plus jeune âge. Dès la période foetale, l’enfant est imprégné par ces arômes standardisés par le biais de l’alimentation de sa mère; cette imprégnation se poursuit lors de l’allaitement et bien au delà. Pendant sa croissance, il est constamment soumis aux produits industriels et
développe une double dépendance : celle liée à des goûts bien particuliers, formatés, imposés par l’industrie agroalimentaire et celle due au matraquage publicitaire. Nul ne connaît les effets sur la santé des arômes à la fois synthétiques et faussement naturels.  Les arômes n’activent pas les mêmes récepteurs et empruntent des voies métaboliques de contrôle de l’alimentation différents de celles des produits naturels.
La consommation de produits arômatisés a donc des conséquences insoupçonnés sur les prises alimentaires puisqu’ils agissent indirectement sur le poids et le maintien de sa stabilité.
De la dépendance à la soumission, il n’y a qu’un pas ….
“On parle de soumission lorsqu’il y a une intention délibérée de pouvoir agir sur le comportement de quelqu’un ”Ne peut-on pas faire un parallèle avec certaines pratiques en train de se mettre en place dans l’industie agroalimentaire. Le neuro marketing a cet objectif, et l’ajout de certaines substances commence à être étudié en fonction des réactions, n’est plus une fiction générée au niveau des différentes zones du cerveau (satisfaction, mémorisation, dépendance, etc.) L’ajout de substances psychoactives puisque le but légitime des industriels est de provoquer et de multiplier les actes d’achats et de fidéliser les consommateurs, par la publicité d’une part et par des goûts spécifiques donnés aux aliments d’autre part.
Demain les additifs auront aussi pour but de créer et de renforcer les dépendances alimentaires à des produits spécifiques. L étude récente de Donna Mc Cann montre  qu’une augmentation de l’hyperactivité chez les enfants déjà hyperactifs peut survenir après la consommation de certains additifs alimentaires autorisés ? Dès l’heure qui suit leur ingestion, preuve que les additifs influencent directement les comportements.
Si les conditions de vie s’écarte de celle de l’environnement où l’homme a évolué, il est probable qu’il sera moins adapté aux nouvelles conditions qu’à celles auxquelles il est génétiquement adapté par la sélection naturelle; on peut en conséquence s’attendre à voir apparaître des signes de désadaptation.

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